Collectif Schizophrénies
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La schizophrénie dure-t-elle toute la vie ?

La schizophrénie est une maladie hétérogène. On la considère le plus souvent comme une maladie chronique, ce qui signifie que les troubles nécessitent pour la plupart des patients un traitement au long cours. On peut cependant rentrer en rémission mais comme une rechute est possible, on ne parle pas de guérison. 
Généralement, après une première crise psychotique, on ne parle de troubles schizophréniques que lorsque les symptômes sont présents pendant plus de six mois. Il est alors recommandé de ne pas arrêter seul son traitement, sachant que celui-ci doit être adapté aux besoins individuels et toujours administré à la dose minimale efficace. Les soins ne se résument pas au traitement et comme pour d'autres maladies chroniques, une bonne prise en charge permet de mener une vie satisfaisante, d'avoir des activités professionnelles et de loisirs, des amis ou une vie de couple.

La schizophrénie est-elle héréditaire ?

Il existe une composante génétique, en termes de vulnérabilité. Ainsi le risque d'être atteint, qui est de 1% dans la population générale, s'élève à 10% pour les frères et soeurs d'une personne qui souffre de schizophrénie. Le risque pour un enfant dont l'un des deux parents est atteint est de 10% et il passe à 40% si ce sont ses deux parents.  Si vous avez une frère ou une soeur souffrant de schizophrénie, le risque pour vos propres enfants n'est que de 3%. Il ne s'agit donc pas d'une maladie héréditaire. 

Quelle attitude les parents peuvent-ils voir face aux psychiatres ?

L’information est une des clés qui va permettre aux proches de comprendre ce qui se passe et de pouvoir aider leur enfant. Il ne faut donc pas hésiter, lors des rendez-vous avec les psychiatres, à noter auparavant toutes les questions par écrit et à les poser sans crainte au psychiatre. Ne pas hésiter non plus à lui faire part de tous les éléments qui vous préoccupent.   
Il existe toujours des psychiatres refusant de rencontrer les parents en dehors de la présence de leur enfant ou disant « mais votre enfant est majeur ». Il s'agit d'un mauvais usage du secret médical. Sauf situations particulières, le rétablissement du patient est indubitablement favorisé par l'implication de l'entourage familial, qui doit par conséquent être bien informé, soutenu et orienté.   
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