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Collectif Schizophrénies
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La schizophrénie fait partie des maladies dites psychiatriques ou mentales ou psychiques.

La schizophrénie trouble de façon variable le cours de la pensée, les sentiments et les émotions tout comme la perception et les comportements. Ses symptômes les plus durables et invalidants sont le repli sur soi, la perte d’intérêt et les difficultés fonctionnelles et cognitives (troubles de l’attention, concentration, planification...) moins connus pourtant que les symptômes aigus comme les délires ou hallucinations. Les formes et l'intensité des troubles schizophréniques sont très variables d'une personne à l'autre et au cours du temps chez une même personne.    

Il s’agit d’un trouble cérébral

La recherche récente sur les fondements biologiques de la schizophrénie a beaucoup fait avancer la compréhension et la thérapie de la maladie. 
Cette pathologie complexe et hétérogène touche près d’1% de la population dans le monde entier et quelles que soient les cultures.
En France, elle concerne 400 000 à 600 000 personnes, tous milieux sociaux confondus.
Mais elle reste encore méconnue du grand public et objet de nombreuses idées reçues.

VRAI/FAUX ?
Réalités et idées reçues


NON
, la schizophrénie n’est pas synonyme d'une double personnalité.
NON, les personnes souffrant de schizophrénie ne sont pas plus violentes que la moyenne.

Lire l'article sur les idées reçues

La schizophrénie touche aussi bien les hommes que les femmes. Les adolescents et les jeunes sont les premiers concernés : les premiers symptômes se déclarent généralement entre 15 et 25 ans ; mais il existe des formes plus précoces chez les enfants et, parfois des formes plus tardives chez les femmes. La maladie est bien souvent diagnostiquée avec un certain retard.

 

Les causes

La schizophrénie n'a pas de cause unique connue, et il est envisagé que les troubles recouvrent en fait plusieurs maladies différentes. Il est donc plus juste de parler des schizophrénies, au pluriel. Comme d'autres pathologies, elle semble due à un ensemble de facteurs qui intéragissent entre eux.

Dans l'état actuel des recherches, la schizophrénie paraît résulter de la combinaison d'une vulnérabilité génétique et de facteurs liés à l'environnement de la personne : infections prénatales ou postnatales, condition de l'accouchement, événements stressants ... 
>> En savoir plus

Symptômes et description de la maladie : la vision médicale

Le discours médical en bref et en vidéo :

Qu'est ce que la schizophrénie ?  
Capture llorca szLe Pr Pierre-Michel Llorca (Fondation Fondamental -Centre Expert Schizophrénie au CHU de Clermont Ferrand, Université d'Auvergne) nous donne à comprendre cette maladie complexe et mystérieuse, loin des idées reçues et des préjugés.

Sur le plan médical, le diagnostic de schizophrénie est posé lorsqu’on observe la présence simultanée de plusieurs symptômes persistant pendant plusieurs mois.

Deux grands manuels diagnostiques de référence au plan international :


Le DSM - Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders - ouvrage de référence publié par l'Association américaine de psychiatrie (American Psychiatric Association ou APA) décrivant et classifiant les troubles mentaux. Voir les critères diagnostiques de la schizophrénie dans le DSM 5  (traduction libre de Psychomedia).
La CIM - Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes publiée par l’Organisation Mondiale de la Santé OMS. Voir les critères de la schizophrénie selon la CIM 10

 

Tous les symptômes suivants ne sont pas forcément présents simultanément. Par ailleurs, dans la majorité des cas, surtout en début de maladie, les personnes ont un "défaut d'insight", c'est à dire qu'elle ne perçoivent pas ou mal leurs symptômes et ne se voient pas comme malades.

Les symptômes dits "positifs" par les psychiatres sont les plus spectaculaires : 
- Idées délirantes, souvent issues d’un sentiment de persécution ou bien de grandeur, qui sont parfois manifestes, mais parfois plus subtiles et insidieuses.  
- Hallucinations : visuelles, olfactives, gustatives ou bien auditives.  Les “voix dans la tête” peuvent être amicales mais souvent, ce sont des voix qui insultent, critiquent, menacent. Le fait d'entendre des voix n'est cependant un symptôme ni nécessaire ni suffisant de la schizophrénie.

>> Lire le point sur l'entente de voix et la schizophrénie

Lorsque ces symptômes positifs sont à bas bruit et que la personne n’extériorise pas directement ce qu’elle vit et ressent, l’entourage peut être alerté par certains signes, comme par exemple  : souffrance qui semble inexprimable,  inversement du rythme veille-sommeil, nervosité et anxiété extrêmes, rires ou sourires immotivés, méfiance et irritabilité anormales vis-à-vis de l’entourage ou l'extérieur, crainte des écrans (ordinateur, télévision, portables… ), rigidité dans les gestes et le regard.    
Ces symptômes sont la source d'une souffrance intense pour la personne concernée.

 

Bulles symptmes

Les symptômes dits “négatifs” par les psychiatres sont plus silencieux et plus proches, pour un public non averti, de symptômes dépressifs voire autistiques.
- Repli sur soi, amoindrissement des relations sociales et affectives. 
- Réactions émotionnelles atténuées ou bien décalées, qui peuvent susciter l’incompréhension chez les proches.
- Perte d’intérêt pour ce qui était apprécié auparavant, remise au lendemain des tâches à accomplir,  journées qui se succèdent sans activité apparente, "laisser-aller" qui peut concerner aussi l'hygiène personnelle.   L'ensemble de ces symptômes donne le sentiment, pour reprendre l’expression ancienne du psychiatre Eugène Minkowski d’une "perte de l’élan vital".

Les symptômes "fonctionnels" peuvent se traduire par des phrases peu cohérentes, l'utilisation de termes étranges, des comportements désorganisés ou excentriques.
Mais de façon moins exceptionnelle, il s'agit de difficultés à planifier une action, à concevoir des projets, à être attentif, et à se concentrer, à communiquer, à travailler ou avoir des loisirs sur une durée soutenue. Il ne s’agit pas d’un déficit intellectuel mais d’un déficit « organisationnel » plus compliqué à appréhender, qui rend toute activité quotidienne telle que lire, suivre une conversation, monter un escalier… plus complexe et génératrice de fatigue.

Ce sont les symptômes négatifs et ces difficultés d'ordre cognitif qui affectent le plus la vie des personnes même lorsqu’elles sont psychiquement bien stabilisées. S'il n'en est pas correctement informé, l'entourage peut mettre à tort ces symptômes sur le compte de la paresse ou de la mauvaise volonté.

Lorsque tous ces symptômes sont visibles, c’est que la maladie est déjà présente.
>> Voir la rubrique Que faire ?

Si vous notez ou soupçonnez certains symptômes, même partiels et atténués, consultez la rubrique "Premiers signes".

POUR EN SAVOIR PLUS :

Le Psycom : une information grand public

Psycom brochure couvLe Psycom est un organisme public d'information, de formation et de lutte contre la stigmatisation en santé mentale.
Il aide à mieux comprendre les troubles psychiques, leurs traitements et l’organisation des soins psychiatriques.
Ses brochures d'information s’adressent à toute personne concernée par les questions de santé mentale (patients, proches, professionnels de santé, du social, du médico-social, de l’éducatif, de la justice, élus, journalistes, etc). 
 
Capture INSERMl'Institut national de la santé et de la recherche médicale est un établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle du ministère de la Santé et du ministère de la Recherche. C'est le seul organisme public de recherche français entièrement dédié à la santé humaine.
Son département "Neurosciences, sciences cognitives, neurologie,  psychiatrie" rassemble tous les domaines scientifiques et médicaux ayant trait au système nerveux central et périphérique.
 

La schizophrénie vue par ceux qui la vivent

• La maladie vue de l'intérieur : témoignages de personnes atteintes


De plus en plus de personnes vivant avec une schizophrénie s'expriment. Pour rendre compte de leur expérience singulière, de la souffrance qu'elles peuvent endurer , mais aussi témoigner qu'à l'instar d'autres maladies chroniques, la schizophrénie n'empêche pas de vivre et de travailler.  

Les voix - Une minute dans ma tête

Capture Guillaume voix
Guillaume a fait cet enregistrement pour que ses proches entendent ce qu'il avait dans la tête il y a quelques années. A l'époque, c'était à longueur de journée, mais aujourd'hui c'est plus rare et les voix sont différentes. 

Blog Schizo

Capture Blog schizo
"Si en visitant ce blog, quelques personnes abandonnent leurs préjugés et comprennent un peu mieux cette maladie et la souffrance qui l’entoure, alors je ne l’aurai pas fait pour rien." 

Elyn Saks- Conférence TED

Elyn Saks
Elyn Saks est américaine et professeur d'Université. Schizophrène, elle a décrit son expérience dans un récit autobiographique "The Center Cannot Hold" publié en 2007. Elle plaide pour davantage de compassion à l'égard des personnes souffrant de maladies mentales et rappelle qu'une maladie, quelle qu'elle soit, ne définit jamais un individu. 

Florent Babillotte- Le Rendez-vous santé LCI

Florent babillotte
Invité avec le Dr Guillaume Fond, Florent Babillote témoigne de son parcours, raconté dans son livre "Obscure Clarté" : dix ans de progression de la maladie et de bouffées délirantes, avant dêtre diagnostiqué à 24 ans et d'entamer ensuite un rétablissement qui l'a conduit à devenir aide-soignant en psychiatrie.   

• La maladie vue de l'extérieur : témoignages de proches


La schizophrénie bouleverse aussi les parents, frères et soeurs, famille et amis.  Leurs témoignages restent rares et confidentiels, pour exprimer la difficulté d'affronter la maladie d'un proche, mais aussi  parfois, celle à communiquer avec les psychiatres. 

L'avis de Véronique
Vronique"Pour les personnes concernées et leurs familles, le discours médical, issu des livres de psychiatrie, est souvent inadapté. Typiquement l’expression « symptômes positifs » pour parler des délires ou des hallucinations est en première approche comprise littéralement, alors même qu’elle pourraient être remplacée par « symptômes productifs » ce qu’il sont ….

Mais qui s’est préoccupé un jour de remanier le « jargon » afin de le rendre accessible ? et moins violent ? Le langage est pourtant le vecteur principal sinon unique de restauration du lien. 

L'avis de Jean
pre proche"Les informations données sur la maladie sont déséquilibrées et trop focalisées sur les délires, toujours cités en premier. Le premier psychiatre attribuait les bouffées délirantes de notre fils au cannabis, l'abandon de ses études à ses délires et l'ensemble à un conflit avec nous, ses parents. Fort de cette certitude, il n'a rien fait et l'état de notre fils s'est dégradé. 

Avec le recul, les symptômes négatifs et les troubles cognitifs, étaient pourtant bien présents depuis plusieurs  années et si nous avions pu les identifier en tant que signes d'une schizophrénie, cela nous aurait permis d'avoir un diagnostic et une prise en charge adaptée beaucoup plus tôt. Certains psychiatres ignorent visiblement l'existence de ces troubles cognitifs dans la schizophrénie."

Emmanuel Faber - DG de Danone

Capture Emmanuel Faber
Devant les nouveaux diplômés d'HEC, Emmanuel Faber évoque la schizophrénie de son frère aujourd'hui décédé. Il est encore rare en France que des personnalités confrontées à la schizophrénie d'un proche aient le courage de lever le tabou et d'en parler publiquement. 

Polyphonie de la psychiatrie (Suisse)

Capture polyphonie fille
La souffrance des proches est peu prise en considération. Témoignage d'une fille dont la mère souffrait d'une maladie psychique, qui explique à quel point la prise en charge des enfants est problématique et le comportement de la psychiatre qui suivait sa mère fut "monstrueux". 

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