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Collectif Schizophrénies
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L’association Promesses a été invitée le 19 juin par le CReHPsy (Centre Ressource Handicap Psychique) des Pays de la Loire à participer à sa journée thématique « Handicap Psychique, stigmatisation et media ».

Il a été rappelé en introduction, que les personnes vivant avec un trouble psychiatrique doivent au quotidien affronter les préjugés hérités du passé. Incohérence, violence, absence de sentiment, irresponsabilité leur sont attribuées comme des évidences, sans discussion ni distinction. La culture dans laquelle nous baignons, le discours ambiant, les médias, les parodies, les plaisanteries, les réseaux sociaux véhiculent des idées sommaires, indigentes, voire insultantes.

Aude Caria, Directrice du Psycom a d’abord présenté un exposé sur les racines profondes de la stigmatisation, inscrite tant dans la représentation de la folie dès l’Antiquité que dans l’histoire moderne de la psychiatrie.
L’association PromesseS a présenté l’étude qu’elle a fait réaliser par l’ObSoCo sur « l’image de la schizophrénie à travers son traitement médiatique», qui montre à quel point l’image de la maladie est déformée dans les médias, mais aussi comment ces fausses représentations prospèrent faute de discours référent et d’informations justes et incarnées émanant des professionnels et des personnes qui vivent avec la maladie.

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>> Pour en savoir plus sur la présentation, voir le powerpoint 
>> Pour en savoir plus sur l'étude, voir médias : évitez de stigmatiser

Sébastien Rochard, journaliste indépendant (notamment pour la presse régionale) et coordinateur de l'association d'éducation aux médias Report'Cité, a donné son point de vue de journaliste.
Il a rejeté la mise en accusation un peu facile « des médias » dans la stigmatisation, insistant sur la différence entre le journalisme d’information et les médias de divertissement qu’il ne faut pas amalgamer, et rappelé que la majorité des journalistes travaillent en conscience et avec professionnalisme.
A cet égard, il trouve plutôt agaçantes les initiatives telles que le Mémo « Médias et Psychiatrie » qui prétend donner des leçons de journalisme à des professionnels dont la plupart sont compétents et responsables.
Il a reconnu les contraintes du métier, soumis en ce qui concerne la presse écrite à des difficultés économiques, exigeant de s’adapter aux attentes des lecteurs, de toucher leurs émotions (mais l’émotion, c’est aussi l’humain comme il l’a été rappelé), et de réagir immédiatement aux événements. Il a explicité le fonctionnement d’un journal où des titres et unes peuvent être décidés par le patron de la rédaction sans que le journaliste auteur de l’article y soit impliqué. Il a cependant souligné que les journlaistes se heurtaient souvent dans le domaine de la psychiatrie à un refus de communiquer de la part des professionnels, qui ne favorise pas le meilleur traitement du sujet.

Denis Legay, psychiatre, directeur du Crehpsy, a souhaité voir les discours changer et appelé pour cela à une conscience collective, relayée, notamment par les médias, mais requérant aussi l’implication des professionnels qui ont sans doute une responsabilité à assumer.

Outre ces interventions, la journée a vu de nombreuses prises de paroles de proches, mais aussi d’usagers, venant de deux nouvelles associations :
- Pouvoir d'Agir 53, association de pairs-aidants, (dont l’un des membres siège également au CA du Collectif Schizophrénies via l'association Schizojeunes).
- P.PSY Loire, association de patients qui relaie localement les informations de la FNAPSY.
Preuve que les usagers prennent davantage la parole et sont décidés à agir pour susciter des changements de représentation de leurs troubles.
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