Restez informé de notre actualité >>
captcha 
Collectif Schizophrénies
Nous contactericon mail


Carr entre

Bastien

C'était comme des amis imaginaires ...

SouciSophie

Je pensais que des gens me voulaient du mal ...

« Je m’isolais dans ma chambre, je pensais qu’il y avait des odeurs nocives pour la santé. J’ai descendu le matelas, je suis descendue à la cave. J’avais des pensées délirantes comme cela, en fait. Et après, quand j’étais dans ma cave, je pensais que des gens me voulaient du mal, c’est là que je me suis faite hospitalisée parce que ça n’allait pas bien.
Mes parents savaient bien que j’étais en détresse, ils voulaient m’interner et moi, je leur en voulais à mort de m’interner, et du coup, ils étaient tristes de vouloir me forcer à aller à Villejuif. »

RonceGilles

Quelqu'un avait caché des micros ...

« J’avais vraiment le sentiment d’être surveillé et écouté en permanence. J'avais l'impression qu'il y avait des caméras partout et que les gens que je rencontrai qui avaient des écouteurs étaient là pour m'écouter. Progressivement j'ai eu des hallucinations auditives. J'entendais des voix. Je pensais que c'était la réalité, je cherchais quelque chose de rationnel en pensant que quelqu'un avait caché des micros et des émetteurs dans ma veste, dans les murs de mon appart. La crise vient progressivement. » 

Albert

J'ai toujours été quelqu'un de très soucieux ...

Tulipe noireIsabelle

C'est arrivé à un moment où ça allait plutôt bien ...

« Je me suis rendue compte que j’entendais des voix en juillet 2010. Cela avait commencé depuis quelques mois. Je ne savais pas trop si j’entendais mes voisins parler ou si c’étaient des voix. Je n’en avais pas du tout conscience au début. C’est arrivé dans un contexte où cela allait plutôt bien dans ma vie ; je faisais du sport, je travaillais. Et psychologiquement, cela allait assez bien, je faisais une thérapie depuis 2007 avec une psychologue. C’est arrivé à un moment où j’étais très bien dans ma peau, ça m’a un peu surprise, j’ai eu l’impression de recevoir un coup de bambou sur la tête, de me rendre compte que j’entendais des voix a été assez terrible. Je n’ai pas eu de signe avant-coureur. »

fleur orangeJudith

Enfani, j'ai été lourdement dénigrée...

« Mon père était militaire, souvent à l’étranger, et je craignais toujours son retour au foyer car sa présence était synonyme d’agressivité, qu’il soit ivre ou à jeun. J'ai entendu beaucoup de phrases négatives et ai été lourdement dénigrée. Les premières voix que jai entendues sont apparues dès l’âge de 12 ans et étaient en lien avec cette thématique. »

fleur roseCorinne

Je pensais que c'était une adolescence très difficile...

« Le premier signe que j’ai trouvé inquiétant était le retrait social de Sophie. Du jour au lendemain, il y a eu une coupure, elle n’avait plus de camarades de classe, après ça a été ses sœurs puis ses parents, avec des comportements parfois violents. Un jour, elle est rentrée dans la chambre de sa sœur, elle a arraché les photos de famille qu’elle avait et les a toutes déchirées ; elle a déchiré ses vêtements. Il y avait des comportements incompréhensibles pour nous, parce qu'on ne savait pas ce qu’on sait aujourd’hui.
Elle passait le plus clair de son temps dans sa chambre, les volets fermés et n’était plus présente du tout dans le cadre de la famille. On pensait que c’était une adolescence difficile. Les conflits sont devenus tellement forts qu’on a décidé de l’installer dans un studio un peu avant ses dix-huit ans. A partir de ce moment-là, elle n’est plus retournée en cours et a commencé à avoir une inversion totale du rythme de vie.
En dehors de ce retrait social, il y avait eu d’autres manifestations qu’elle nous a racontées. Elle était fan d’un groupe pop, elle avait quinze ans, elle séchait les cours pour aller voir ce groupe et racontait des choses un peu étranges. Elle était convaincue que le chanteur lui faisait des signes derrière elle, faisait des cœurs. J’essayais de relativiser les choses et cela partait en conflit parce que je ne rentrais pas son « jeu », entre guillemets, car ce n’est pas un jeu. C’était des motifs de dispute. Je pensais que c’était une adolescence très difficile. »

JoséphineMarguerite

Les premiers signes, je les ai mis sur le compte d’une petite dépression...

« Après une première et une deuxième année d’Université sans aucun problème, notre fille Marine a eu de moins bons résultats en troisième année. Je me suis dit que redoubler sa licence n’était pas très grave. Je n’ai pas relié cela tout de suite au fait qu’elle n’allait pas bien. Cette année-là, elle nous a parlé de soucis qu’elle aurait eu sur Internet. Nous avons vraiment cru ce qu’elle nous disait devant sa peur, sans creuser plus par rapport à la réalité car nous étions loin de penser à cette maladie. Elle avait 22 ans et cette année-là, elle a pris beaucoup de poids, elle mangeait n’importe comment, elle prenait moins soin d’elle. Comme elle était un peu plus ronde, elle s’habillait un peu moins bien. Ces petits signes, je les ai mis au départ sur le compte d’une petite dépression, d’une crise d’adolescence qui n’avait pas encore eu lieu.
Elle a commencé à avoir un sommeil assez perturbé, en tout cas, inversé, elle vivait plutôt la nuit que le jour. Elle disait que c’était normal, que la nuit, elle pouvait se concentrer, qu’il n’y avait pas de bruit, que c’était de son âge. Tout cela ressemblait aussi à l’adolescence sans que ce soit dramatique, car elle continuait à aller en cours et à obtenir des résultats même si ils étaient un peu en–deçà.
Elle ne voyait plus ses amis de lycée. Elle s’est refermée peu à peu, comme c’est une fille assez timide, nous ne nous inquiétions pas trop car souvent, après le bac, les vies et les études éloignent les personnes. Mais, encore une fois, c’est quelque chose que je n’avais pas particulièrement noté à l’époque. Nous avons également remarqué dans son studio que c’était un bazar pas possible, de la vaisselle avec du moisi pendant plusieurs semaines. Autre chose étrange : elle avait racheté trois bouteilles de shampoing alors que la première n’était pas terminée. Elle avait quatre boîtes du même thé. Ses factures n’étaient pas décachetées, Cela nous dépassait mais nous ne savions pas à quoi le relier en dehors de la négligence... »


Carr thme ce que ma apport

Delphin

J'ai surtout appris une chose, c'est l'humilité ...

Stéphane

La schizophrénie m'a apporté la connaissance de moi-même ...

Florent

La maladie m'a apporté plus d'ouverture sur les autres ...


Carr premire crise

fleur roseJoséphine

Nous ne pouvions ni la raisonner, ni la rassurer...

« Elle a eu sa première crise psychotique, sans doute à la suite d'un stress dû aux examens. C’était très impressionnant, nous ne pouvions pas l’approcher, ni la raisonner, ni la rassurer. Elle nous demandait : « Est-ce qu’on peut choisir sa mort ? » Elle devait être terrorisée. Ne pouvant agir et pour la protéger, nous avons appelé le Samu et les médecins ont décidé de l’hospitaliser. Cela a été très violent. »

RonceGilles

Je pensais que c'était la réalité, je cherchais quelque chose de rationnel ...

« J'entendais des voix. Je pensais que c'était la réalité, je cherchais quelque chose de rationnel en pensant que quelqu'un avait caché des micros et des émetteurs dans ma veste, dans les murs de mon appartement. La crise est venue progressivement. Au bout de cinq nuits sans dormir, je me suis rendu aux urgences en leur demandant de regarder s'il n’y avait pas un micro-émetteur dans mes oreilles. » 

Liens utiles  shizo oui promesses schizo jeuns schizo espoir solidarite rehabilitation shiz ozent lilot