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Collectif Schizophrénies
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La psycho-éducation ou éducation thérapeutique est un outil thérapeutique qui vient du Québec. Mise au point dans les années 70, elle s’adresse à la fois aux patients - on parle alors d'éducation thérapeutique du patient - et à leur entourage - on parle alors de psychoéducation familiale.

Son principe est d'informer et de former la personne et ses proches pour les aider à accommoder au mieux les effets de la maladie et préserver ou retrouver leur qualité de vie.

L'éducation thérapeutique du patient

La loi HPST (hôpital, patients, santé et territoire) du 21 juillet 2009 rend obligatoire la pratique de l’éducation thérapeutique du patient pour les maladies chroniques. Les décrets d’application définissent les conditions de coordinations, de mise en place de programmes et leur dispensation.

L'éducation thérapeutique vise à permettre :
  • d’être partie prenante du projet thérapeutique et acteur dans le processus de soins.
  • de mieux accepter la maladie au quotidien, comme les effets secondaires, et d’adopter un mode de vie plus sain.
  • d’apprendre à bien s’alimenter, à surveiller la qualité de son sommeil, à faire de l’exercice et à développer les liens sociaux.
  • de mieux collaborer avec son médecin traitant ou son psychiatre.


Différents programmes existent.
Le programme de « gestion des symptômes ». L’objectif est de devenir plus autonome dans le contrôle des symptômes pour diminuer le risque de rechute.
Le Programme de Renforcement de l’Autonomie et des Capacités Sociales (PRACS) qui vise à aider les patient à retrouver un niveau d’autonomie compatibles avec une vie sociale et relationnelle satisfaisante.
Schiz-Educ, dispensé au pôle de psychiatrie du CHU de Clermont-Ferrand, a pour objectif d’aider le patient à mieux connaître et à gérer sa maladie.
D’autres programmes ; Soleduc, Alliance et plus récemment les programmes Insight et Pract.

En aidant l’information et en favorisant cette prise de conscience, on aide les patients à développer leur pouvoir d’agir et leur autonomie et on change le regard qu’ils peuvent avoir sur la maladie et sur eux-mêmes.

A l'international : des "recovery colleges" se développent 

Ces établissements sont ouverts à toutes personnes ayant ou ayant eu des troubles psychiques et sont animés ou co-animés par des pairs-aidants. A travers des cours comme dans une université classique, ils permettent l'apprentissage de nouvelles connaissances sur le rétablissement et sur la vie au quotidien avec une maladie mentale, au delà de l'éducation thérapeutique traditionnelle. 
Expérience anglo-saxonne, ils sont implantés au Royaume-Uni, au Canada, aux Etats-Unis, au Japon et en Russie.

Capture recovery college

Ouverture en septembre 2017 à Marseille du premier recovery college en France : le COFOR 

Le CoFoR – Centre de Formation au Rétablissement est porté par l'association Solidarité Réhabilitation. Les personnes vivant avec des troubles psychiatriques sévères, au lieu d'être placées de fait dans un rôle de malade, s’approprient grâce au COFOR un rôle valorisé d’étudiant. Ils construisent leur parcours de formation personnalisé, et choisissent des cursus de formation conçus comme des outils de connaissance de soi, de ses troubles et des moyens d’y faire face.

Capture COFOR rentre

La psychoéducation familiale

La psycho-éducation des familles est particulièrement efficace, tant sur le bien-être de la famille que sur l’évolution des personnes malades, avec un haut niveau de preuves.

Elle se distingue d’autres interventions familiales telles que les consultations individuelles, les groupes de soutien ou de paroles, les programmes d’information ou éducation brefs, et les thérapies familiales traditionnelles.
Il s'agit de programmes donnant une formation, un soutien et des outils pratiques aux familles pour les aider à appréhender la maladie en adoptant le comportement adéquat par rapport aux attitudes des personnes malades et aux équipes de soins. Parmi les critères d’efficacité, ces programmes doivent être structurés sur une durée d’au moins six mois.

Ces méthodes apprennent à gérer la communication, les émotions, le stress, la culpabilité, à développer ses capacités relationnelles et d‘actions en tenant compte des besoins diversifiés des personnes (réadaptation, travail, etc.) et en intégrant des stratégies préventives afin de faire face aux potentielles situations de crise ou de rechute.

En France, le principal programme de psychoéducation existant est le programme Profamille, qui a d’abord été développé au Québec dans les années 1990.
Il compte 14 séances de 4 heures chacune avec cours, exemples, jeux de rôles et du travail et des exercices à faire à la maison.

D’autres programmes existent comme Arsimed (Aider à Reconnaître les Signes de la Maladie et des MEDicaments), et  le programme AVEC venu lui aussi du Canada, actuellement en développement dans plusieurs équipes.

Les effets de la psychoéducation familiale sur la prévention de la rechute sont quasi identiques à ceux de la prise du traitement médicamenteux par la personne qui souffre de schizophrénie, avec une réduction très significative du taux de rechute à deux ans, allant de 25 à 50% selon les études.
Mais la pratique de la psychoéducation est souvent rendue difficile à cause de personnels peu informés et peu formés ou peu disposés à travailler avec les familles. Les places sont chères pour les familles. Seules 3 % des familles touchées par la schizophrénie d’un proche ont pu suivre un programme en France.

L'association PromesseS liste les avantages prouvés de la psycho-éducation des familles et présente le programme ProFamille, ainsi que les contacts pour se renseigner et s’inscrire.
>> voir le site de l'association PromesseS

Les avantages de la psycho-éducation des familles
Le programme de psychoéducation ProFamille peut éviter les rechutes en donnant les meilleures façons de communiquer avec les patients.

Captureprofamille yann

Où s'adresser pour suivre le programme Profamille ?

L'association PromesseS a dressé une carte de France des équipes ou structures proposant le programme Profamille.

CapturecarteProfamille

Les autres programmes de psychoéducation pour les proches

Le programme AVEC : pour un premier épisode psychotique

Il a été développé au Canada par Tania Lecomte, Professeur de psychologie de l'université de Montréal et fondatrice du laboratoire L'Espoir 
AVEC est un groupe psycho éducatif destiné aux personnes en relation avec un jeune adulte vivant un premier épisode de psychose et bénéficiant de leur côté d'un module d'éducation thérapeutique TCC dédié.
Il offre aux personnes en relation avec ces jeunes des moyens pour mieux comprendre l’expérience vécue par la personne vivant un premier épisode et par les proches. AVEC comprend 4 sections comportant au total 24 activités de groupe animées par 2 thérapeutes. 

Actuellement ce module AVEC est dispensé sur quelques sites en France : dans le service du SUR (Service Universitaire de Réhabilitation) à Lyon, sur les centres référents schizophrénie à Saint Etienne, Grenoble et Valence, ainsi qu'à Paris au SHU de Sainte-Anne. 
Responsable : Cécile Rochet, Psychologue Service Universitaire de Réhabilitation.SUR. 6 rue Jean Sarrazin 69008 Lyon Tel : 04.26.73.85.31/33

ARSIMED : programme patient/famille

Le programme Arsimed, soutenu par le réseau PIC (Psychiatrie - Information - Communication, association indépendante réunissant des professionnels de santé exerçant en psychiatrie) s'adresse simultanément au patient et à sa famille. Il comprend deux modules d'éducation thérapeutique du patient (je reconnais ma maladie et je prends un traitement psy) et un module à destination des familles (aider celui qu'on aime).
Plusieurs centres en France dispensent ce programme aux patients/familles :  Armentières, Pau, Begard, la queue en Brie, CH de Sevrey, EPSM du Morbihan, CPA de Bourg en Bresse, Nanterre, Colson, Narbonne .
Responsable du programme : Claire Pollet, pharmacien, EPSM Lille Métropole, Armentières - Tel : 03 20 10 23 01

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