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Collectif Schizophrénies
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Les témoignages


Carr thme vie quotidienne

roseLana

Aujourd'hui, je vis comme tout le monde ...

« Aujourd’hui, je vis comme tout le monde. J’ai un travail, des amis, de la famille, et toujours ma passion des livres. Je vais bien. Je sais que je pourrais rechuter. Mais je sais aussi que je pourrais m’en sortir à nouveau. »

trfleJacques

Avoir un rendez-vous pour voir les gens ...

« L'association Espoir 54 m’a apporté une structure dans mon quotidien parce que j’étais habitué à travailler. Donc, se lever le matin et aller travailler me donnait un rythme qui en fait structure, non seulement notre vie, mais aussi notre personnalité. Je m’étais donné comme rythme de me laisser aller le matin, d’être sans contrainte parce qu’on en a besoin quand on n’est pas bien. Mais avec pour objectif à midi, de venir au groupe d’entraide mutuelle, jusqu’à 17h parce que cela me permet d’avoir un rendez-vous pour voir les gens. Et quand je ressors à cinq heures, j’ai rechargé les batteries ce qui me permet de transférer ce que je vis au groupe d’entraide mutuelle dans ma vie quotidienne à la maison. »

RonceGilles

J'ai repris une vie normale ...

« Pendant mon hospitalisation, les psychiatres m’ont donné du Risperdal qui efface les voix que j’entendais. Après ma sortie, les médecins ont décidé de diminuer puis d’arrêter le traitement pour voir comment j’allais réagir. Et pour l’instant, ça se passe bien. On m’a juste conseillé d’éviter les environnements trop stressants et surtout de ne pas prendre de drogues. Parfois quand je me promène en ville et que j'entends des gens rigoler entre eux au loin j'ai le sentiment qu'ils se moquent de moi alors qu'il n y a aucune raison puisque je ne les connais pas. J'avais déjà ce sentiment avant d'avoir cette grosse crise, je pense que c'est une sensation prémice de cette maladie. Je ne me sens plus désormais surveillé et écouté. J'ai repris une vie normale. »

gentMichelle

Le sentiment d'être utile, c'est important ...

« Je ne viens pas au groupe d’entraide mutuelle tous les jours mais je participe à quelques activités. Et surtout, comme j’aime le bricolage, j’ai envie de proposer des aménagements à la salle commune, installer des choses. J’ai envie de coordonner les changements, de m’occuper de ce qu’il y a à faire et de dire aux autres usagers comme réaménager le local. Cela me donne le sentiment d’être utile. C’est important. »

Florent

Mon quotidien, c'est celui d'une personne lambda ...

JoséphineMarguerite

La difficulté, c’est qu’elle considère qu’elle n’est pas malade...
« Après dix mois d’hôpital de jour puis d’hospitalisation sous contrainte, notre fille Marine, qui a 26 ans, est allée mieux peu à peu, a pu accepter de nous voir et a repris des activités encadrées pour aller vers une sortie. Elle prend son traitement qui fonctionne bien, va voir son psychiatre tous les mois. La difficulté, c’est qu’elle considère qu’elle n’est pas malade, qu'elle n’est pas atteinte de schizophrénie. »

penseAline

Le groupe d'entraide mutuelle, c'est ma vie ...

« Le groupe d’entraide mutuelle, c’est ma vie, c’est ma renaissance, c’est le sens de ma vie. Sachant que je ne peux plus travailler, que je suis dans l’incapacité de me rendre utile, quand je viens au GEM, et j’ai besoin de venir tous les jours, parce que je suis dans un cadre de partage avec mes pairs, d’entraide. Les gens aiment beaucoup se confier à moi, cela me valorise et me fait du bien de pouvoir aider mon prochain. Il y a toujours un partage, cette entraide, les activités, la chorale et l’atelier marche que je fais me procurent du plaisir. Alors que, lorsqu’on est dans la maladie, on a beaucoup de mal avec la notion de plaisir, elle disparaît tout d’un coup. Cela m’aide beaucoup, même hors atelier, activité, je viens ici, j’apporte ma nourriture à midi, je partage le repas avec les autres. C’est vraiment ma deuxième famille. »

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