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Carr thme Mes trucs

Bastien

Dire aux voix : je n'ai pas le temps, on en reparle plus tard ...

roseSophie

Je gère en fermant les yeux et en me concentrant sur la vie normale ...

« Je me sens mieux depuis un an et demi mais j’ai encore des moments difficiles. Quand je me sens très mal, je gère ce moment, qui arrive surtout le soir en allant dans mon lit, en fermant les yeux et en me concentrant sur la vie normale. Et je vais mieux. Avant, j’étais obligée de dormir jusqu’à ce que cela passe. Aujourd’hui, les épisodes comme cela sont moins fréquents et c’est pour cela que ma vie est beaucoup plus belle. »

Delphin

J'essaie de respirer le plus paisiblement possible ...

SouciCharlotte

Trouver ce qui nous rend heureux et nous motive pour faire face à la maladie...

« Si j’avais des conseils à donner, le premier serait de bien suivre son traitement. Le deuxième est de s’appuyer rapidement sur les professionnels compétents pour nous accompagner si l’entourage ne suffit pas. C’est important de s’ouvrir aux autres et de parler lorsque l’angoisse revient. J’ai eu la chance d’être écoutée et accompagnée au travail et je sais à présent que j’ai un lieu d’écoute si besoin. Je sais aussi qu’il y a des associations comme le groupe d’entraide mutuelle qui permettent de rencontrer d’autres malades et de participer à des activités culturelles en groupe.

Enfin, le troisième conseil est d’assumer la maladie et de ne pas oublier que l’on est des êtres humains qui ont besoin de se divertir et d’être heureux. Dans la mesure du possible, on peut essayer de trouver ce qui nous rend heureux et nous motive pour réussir à faire face à la maladie à travers une activité, des sorties, un voyage ou un emploi. Elle sera toujours présente, il est donc nécessaire de prendre le temps de l’accepter et prendre ainsi confiance en soi. »

fleur blancheIsabelle

Je me suis rendu compte que les voix étaient plutôt bêtes ...

« J’ai inventé un petit exercice pour piéger les voix que j’entends. J’entends trois voix, deux voix féminines et une voix masculine qui me critiquent sans arrêt et commentent mes pensées. Au début, elles me faisaient très peur puis, petit à petit, je me suis rendu compte qu’elles disaient toujours la même chose. Du coup, cela avait moins d’effet sur moi car d’entendre la même chose, j’étais un peu habitué à entendre ces choses-là. En fait, elles me faisaient très peur car je les considérais comme des mauvais esprits et je respectais leur autorité. Je me suis rendu compte que, quand elles disaient des choses comme « elle va mourir » ou « elle a compris », ils se trompaient car il ne m’arrivait rien. J’ai commencé à douter de ce que disaient les voix. Plusieurs fois, quand je faisais des raisonnements, j’entendais « elle a compris » et je croyais que j’avais compris quelque chose alors qu’en fait, je n’avais rien compris du tout. Elles disaient « elle a compris », d’un ton sarcastique, pour me déstabiliser. Ou alors sur un ton un peu stressant, comme si j’étais en train de comprendre quelque chose.
Une fois, j’ai pensé à quelque chose que je savais faux et je l’ai dit sur un ton très sérieux. Et là, j’ai entendu : « elle a compris ». Je me suis rendu compte que d’une part, les voix ne savaient pas de quoi je parlais et que d’autre part, c’est un mensonge.
C’était une énorme découverte car je croyais que les voix étaient intelligentes, d’une intelligence supérieure à la mienne, je me suis rendu compte que les voix étaient plutôt bêtes. A partir de ce moment-là, j’ai eu beaucoup moins peur des voix et ça a commencé à aller mieux. »

crocusOlivier

Décrire ce qui se passe au fond de nous...

« Parfois, en cas de crise, et surtout, dès que vous sentez que vous commencez à vaciller, il faut se mettre à l’abri. Pour ma part, au bout de seize ans de maladie, j'ai compris qu'il fallait me faire hospitaliser. Dès que je sens la dépression trop dure ou un état délirant latent : je cours me mettre à l’abri dans une clinique privée. Comme une mesure de sauvegarde pour moi-même.

Il faut prendre du temps pour soi et surtout écouter son corps et son esprit dès qu'il y a un grain de sable dans les rouages. Il faut, non pas se laisser enfoncer petit à petit, mais courir se mettre à l’abri que ce soit en hôpital psychiatrique ou en clinique. Je pense que c'est la meilleure façon de se protéger et de protéger les autres. Le meilleur moyen de s'en sortir c'est d'accepter d’être malade, d'être différents des autres et, surtout, gardez espoir et foi en soi.

J'oubliais, la chose la plus importante est de parler. Il faut décrire ce qu'il se passe au fond de nous, toujours prendre conscience que nous ne sommes pas seul sur terre. Parler est un très bon remède pour ne pas se couper de la réalité et de retrouver les pieds sur terre. Travailler avec un psychiatre et un psychologue est une très bonne façon de comprendre les engrenages de la maladie et appréhender les rechutes.

Et je finirais par cela, surtout, surtout, prendre son traitement à la lettre. Même s'il vous fait grossir ou autre il y a toujours un traitement qui vous conviendra. J'ai conscience que c'est parfois très long de le trouver et de détecter le juste équilibre mais il ne faut surtout pas l’arrêter. »

rose tigeJudith

Les 3 A : Accepter, s'Adapter, Avancer ...

« Une amie m’a conseillé de garder une astuce pour les moments difficiles, les « 3 A » : Accepter, s’Adapter à la nouvelle situation et Avancer. Le leitmotiv qui m’anime est le suivant : « Mieux vaut avancer sur un chemin cabossé que de toujours rester sans espoir ! » »

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