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Collectif Schizophrénies
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L'objet de cette rubrique est de vulgariser et de mettre en perspective l’ensemble des pistes de recherche les plus actives actuellement sur la schizophrénie.

Au préalable : comment est organisée la recherche ? 

Qui réalise la recherche sur la schizophrénie en France ?  Comment est-elle financée ? Comment les connaissances scientifiques sont-elles intégrées dans les pratiques de soins ? Quels sont les faiblesses et les atouts de la recherche en France ? 
>> Lire notre article : La recherche en France : trop peu, trop éclatée, pas assez appliquée

La recherche scientifique sur la schizophrénie progresse ! 

En recherche fondamentale, les avancées technologiques dans les sciences cognitives, l’imagerie cérébrale et la biologie moléculaire permettent d'améliorer la compréhension des mécanismes physiopathologiques qui sous-tendent les troubles psychiatriques. Ces progrès des connaissances et de la compréhension des causes et des mécanismes impliqués ouvrent de nouvelles voies thérapeutiques.
 
En parallèle la recherche clinique est active pour développer des outils thérapeutiques innovants favorisant le rétablissement des patients qui vivent avec la maladie. 

Interviews de chercheurs

Pr Josselin Houenou
CHU de Créteil, INSERM, NeuroSpin

Josselin Houenou carré
Imagerie cérébrale - Stimulation magnétique transcranienne

Pr Sonia Dollfus
CHU de Caen 

Josselin Houenou carréImagerie cérébrale - Stimulation magnétique transcranienne- Activité physique

Dr Boris Chaumette
GHU Ste Anne, Centre référent maladies rares

Boris ChaumetteGénétique, maladies rares

Joël Doré
INRAE, MetaGenoPolis

Josselin Houenou carréMicrobiote - Inflammation

Pr Nicolas Franck
Centre ressource de réhabilitation psychosociale, CHU du Vinatier

Josselin Houenou carré
De la recherche aux soins - Réhabilitation psychosociale

Pascal Vianin
DP-CHUV, CNTP de Lausanne 

Josselin Houenou carréRemédiation cognitive - Programme RECOS

Dr Aurélie Tinland
Equipe mobile santé précarité, Université d’Aix- Marseille

Josselin Houenou carré
Directives anticipées en psychiatrie - COFOR

Dr Julien Dubreucq
CRR de Grenoble, Centre Expert FondaMental

Josselin Houenou carréAutostigmatisation - Programme NECT

Shyhrete Rexhaj
Institut et Haute Ecole de la Santé La Source, Lausanne.

Josselin Houenou carréProgramme ENSEMBLE pour les proches aidants

Vulgarisation de recherches en cours sur le site Schizinfo

L'association des JDS, Journées de la schizophrénie, a entrepris de rendre plus intelligibles des recherches en cours sur la schizophrénie. Toutes les fiches vulgarisant ces recherches sont accessibles à cetet adresse : https://schizinfo.com/recherche/home/

Capture fiches Schizinfo

Il n’est pas facile d’identifier chez soi-même ou chez un proche les signes d'un trouble psychique, et encore moins facile d'en parler tant les préjugés sur les maladies mentales sont tenaces. 

Pourtant, les troubles psychiques sont, selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) parmi les maladies les plus fréquentes dans le monde avec les cancers et les maladies cardio-vasculaires. Ils touchent 7 à 10 Millions de personnes en France, et une personne sur 5 y sera confrontée au cours de sa vie.  
Même s'il s'agit d'un trouble sérieux, on peut se rétablir d'une schizophrénie. De multiples études internationales menées sur longue période attestent d’une évolution favorable pour la majorité des personnes ayant reçu le diagnostic de schizophrénie.

Si vous ne comprenez pas ce qui se passe, que vous ne savez pas quoi faire, il est important de ne pas attendre. En cas de doute ou d'inquiétude, il faut rechercher de l'aide et vous orienter vers un spécialiste.

 

Vous vous posez des questions sur votre propre santé mentale

Si vous avez le sentiment de ne plus être comme avant, si vous avez des idées noires, des troubles du sommeil, des angoisses, ou bien un sentiment de confusion, d’étrangeté, d'isolement par rapport aux autres, l'impression de ne plus comprendre ce qui vous arrive, il s'agit peut-être d'une schizophrénie ou d'un autre trouble psychique.  

Voici quelques pistes pour mieux comprendre ce qui se passe et savoir comment agir : 

• Vous pouvez regarder cet outil de dépistage : 
Ce questionnaire a été élaboré au Canada afin de dépister d'éventuels  signes de schizophrénie. Il vous donnera une première approche de votre situation.

Quest esantCanada
• Demandez de l’aide 
Les maladies psychiques créent une grande souffrance et vous pouvez trouver du soutien autour de vous pour traverser ces difficultés.
Essayez d'en parler à un membre de votre famille, à un ami, une autre personne de votre entourage ou bien à un médecin généraliste. Se confier à quelqu’un vous permettra de vous sentir moins isolé et d'être accompagné et soutenu dans la recherche de solutions. 
En cas de détresse et de solitude, il existe des services d'écoute téléphonique anonymes :
> voir une liste de lignes d'écoute téléphonique sur le site du Psycom

Le mieux est de consulter un psychiatre ou un service spécialisé

Seul un spécialiste est à même de faire un diagnostic et de proposer une prise en charge vraiment adaptée.
Il vaut mieux consulter pour rien que de tarder à commencer des soins. En cas de suspicion de schizophrénie ou d'autre trouble psychique grave, plus tôt la consultation intervient, plus grandes sont les chances de préserver sa santé mentale ou de se rétablir.
La prise en charge proposée ne comprendra pas nécessairement une prise de médicaments.  
>> Voir : Où s'adresser ? 

• Pourquoi aller voir un psychiatre ?

 La réponse de Gilles 

Gilles2"Lorsqu’il nous arrive ce genre de chose, on se met à faire des recherches. J’ai cherché sur internet des vidéos de Professeurs qui expliquaient la maladie. Et la manière dont ils la décrivaient correspondait parfaitement à mes symptômes. Les psychiatres savent très bien expliquer ce qu’est une crise de schizophrénie."


Vous vous inquiétez pour un proche : enfant, frère ou soeur, parent, ami ...

Si certaines paroles ou certains comportements de votre proche vous semblent inhabituels ou incompréhensibles, prenez votre ressenti au sérieux.

En cas d'inquiétude, vous pouvez déjà démarrer ce questionnaire  
Elaboré par la Société Québécoise de la Schizophrénie (SQS), cet outil d'aide au dépistage des signes avant-coureurs de la psychose est destiné, entre autres, aux membres des familles ou autres intervenants ou proches auprès des jeunes.

refer o scope
Les réponses fournies au questionnaire en ligne permettent en 30 minutes d'avoir une recommandation en vue d'agir au mieux et au plus tôt. 
https://www.refer-o-scope.com/



Si vous percevez que la personne est envahie par des délires, qu'elle a des idées suicidaires ou qu'elle se montre aggresssive et risque de présenter un danger pour autrui, il s'agit d'une situation d'urgence.
  >> Voir Que faire faire en cas de crise

Dans tous les cas, il faut encourager la personne à consulter un psychiatre ou une structure appropriée.

La schizophrénie entraine pour le jeune une angoisse et une souffrance intérieure intenses et il a besoin d'empathie et de soutien de la part de son entourage. Il est important d'essayer de comprendre ce qu’il est en train de vivre, de rester calme et de lui proposer des solutions.
Comme il n'est pas  facile d'aller d'emblée voir un psychiatre, vous pouvez lui proposer de voir dans un premier temps un autre professionnel, médecin généraliste, ou psychologue... , et de l'accompagner le cas échéant.
Vous pouvez aussi prendre rendez-vous, sans votre proche, avec un psychiatre, à qui vous exposerez la situation.  Il pourra vous aider à identifier les meilleures possibilités.
Mais dans tous les cas, la finalité doit être d'amener la personne concernée vers un psychiatre ou une équipe de psychiatrie.

"Tout le monde a une forme d'ambivalence vis à vis de la psychiatrie" explique le Dr Julie Bourgin. Il est très important de dédramitiser la consultation , aller voir un psychiatre, ce n'est pas une honte et cela ne signifie pas qu'on est fou. 


 


Comment convaincre un jeune qui ne veut pas aller consulter ?
La réponse du Dr Julie Bourgin-Duchesnay

video Julie Bourgin 1 

video Julie Bourgin 2

Où vous adresser ?

Il peut être plus facile et plus rassurant de consulter d'abord un professionnel de proximité que vous connaissez déjà ou qui vous semble plus abordable, notamment un médecin généraliste ou bien un psychologue.  Après vous avoir écouté, il devrait vous orienter vers le psychiatre qu’il estime le plus compétent.  Son rôle peut être essentiel en facilitant et en dédramatisant l'accès vers le psychiatre.  
 
Une consultation en psychiatrie est indispensable pour identifier la nature des troubles. 

Selon les cas, vous pouvez en première intention consulter en ville ou bien dans un lieu pluriprofessionnel, qui peut être moins stigmatisant qu'un centre ou hôpital exclusivement psychiatrique :  
• une Maison des Adolescents : dans toute la France, les Maisons des Adolescents sont des lieux qui accueillent les adolescents de 11 à 20 ou 25 ans (l’âge dépend des structures) pour toutes leurs préoccupations (médicale, sexuelle, psychique, scolaire, juridique, sociale…). Elles s’adressent également à leurs familles et aux professionnels.
Pour trouver une MDA proche de chez vous : http://www.anmda.fr/nc/les-mda/la-carte-de-france/
Certaines maisons de santé pluriprofessionnelles proposent des consultations en psychiatrie.
Un psychiatre en libéral

 Au niveau national, la structure pivot de la psychiatrie publique, qui  assure des consultations, des diagnostics et des soins ambulatoires est le Centre Médico-Psychologique (ou CMP).

il y a un CMP qui correspond à votre adresse d’habitation sur l'ensemble du territoire. il est possibile d'y prendre rendez-vous directement, sans passer par un médecin traitant.  
Pour des enfants et adolescents de 0 à 20 ans, c’est le CMPP, Centre Médico-Psycho-Pédagogique,  Les CMPP sont fréquemment consultés en première intention dans le cadre de troubles psychiques.

En Ile de France, vous pouvez obtenir des conseils et renseignement auprès du CEAPSY :

Le CEAPSY est un organisme public qui vous propose de vous orienter vers les solutions existantes en Ile-de-France, vous conseiller dans vos démarches, vous mettre en lien avec le réseau spécialisé en santé mentale.
Adresse : 102 avenue du Général Leclerc  75014 Paris • Tel : 01 55 03 00 75


Si vous ne savez pas où vous adresser et souhaiter en parler avec des personnes ayant vécu la même situation que vous, prenez contact avec une association d'usagers.
>> voir les contacts des principales associations d'usagers

ATTENTION 

La France est en retard dans la détection précoce de la schizophrénie

Beaucoup de professionnels de soins primaires et même spécialisés n’ont pas de formation suffisante et à jour sur les troubles psychotiques.
De fait, ils ne sont pas toujours en mesure d’évaluer correctement une situation, a fortiori débutante. et le retard de diagnostic pour tous les troubles psychotiques est considérable : 5 à 10 ans selon les pathologies.  

Si vous n'êtes pas satisfait de l'accueil qui vous a été fait, des réponses que vous avez obtenues, des solutions proposées, si les troubles que vous avez ou avez constatés chez un proche persistent ou s'aggravent, n'hésitez pas à consulter un autre psychiatre ou une autre équipe.
Vous pouvez aussi suggérer à votre médecin de vous adresser à un centre spécialisé de recours (voir ci-dessous).    

 

La loi du 5 juillet 2011 prévoit que toute personne faisant l'objet de soins psychiatriques ou sa famille dispose du droit de s'adresser au praticien ou à l'équipe de santé mentale, publique ou privée, de son choix, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du secteur psychiatrique correspondant à son lieu de résidence.
  

Les centres spécialisés dans le repérage des troubles schizophréniques


Dans la mesure où l'intervention précoce est primordiale, et que la détection d'une schizophrénie difficile au début, de nombreux pays ont organisé de longue date des dispositifs très spécialisés de détection précoce.
En France, des centres spécialisés dans le repérage et la prise en charge précoce des troubles schizophréniques se mettent progressivement en place, mais de manière dispersée et sans organisation unifiée à ce jour.
Voici des adresses où vous pourrez bénéficier d'une consultation très spécialisée : 

Les centre du réseaux Transition

Le C'JAAD (Centre d'évaluation pour les jeunes adultes et les adolescents), basé à l'hôpital Saint-Anne, à Paris, reçoit les 16-25 ans qui rencontrent des difficultés psychologiques.
Centre hospitalier Ste Anne 1 rue Cabanis 75674 PARIS - Cedex 14 


L'Astrolabe, implanté dans l'hôpital Louis Mourier, en banlieue parisienne, pour la prise en charge des adolescents de 12 à 17 ans. 

Hôpital Louis-Mourier 178, rue des Renouillers 92701 Colombes cedex. Tel :  06 70 98 19 78

Centre de Liaison et d’Intervention Précoce (CLIP).
Maison des Adolescents, 14, Rue François de Neufchâteau - 54000 NANCY Tél : 03.83.26.08.63 -

Centre d’Intervention Précoce pour Psychose (CIPP)
CH La Chartreuse, 1 boulevard Chanoine Kir 21000 Dijon.Téléphone : 03.80.42.48.51; www.ch-lachartreuse-dijon-cotedor.fr

Equipe d'Intervention Précoce dans les troubles Psychotiques débutants (EIPP). Centre Hospitalier Sainte Marie, Clermont Ferrand.
Contact : EIPP , secrétariat de l’inter-secteur de réhabilitation , centre hospitalier Sainte Marie au 33 rue G.Peri - CS9912 - 63037 Clermont- Ferrand. Tel : 04 73 43 55 37.

Les Centres Experts FondaMental
Ils constituent un dispositif spécialisé qui intervient en renfort de la psychiatrie de premier recours. Leur réseau est organisé par pathologies et accueille les patients sur demande du médecin référent (psychiatre, médecin généraliste, spécialiste...).
>> Voir les adresses des Centres Experts Schizophrénie 


Les dispositifs de prises en charge précoces à l'étranger

Depuis 30 ans, ORYGEN en Australie

ecran Orygen
Au Canada, un programme de détection précoce : "Because your mind matters"
ecran yourmindmatters
>> En savoir plus sur les interventions précoces à l'étranger

 Que faire en cas de crise ?

Lors d’une crise (aussi appelée épisode aigu), la personne atteinte de schizophrénie est souvent très angoissée, agitée, en proie à des idées délirantes, un sentiment de déréalisation ou des hallucinations. L'information sur ces maladies étant totalement insuffisante, l'entourage ne sait pas comment réagir et se trouve le plus souvent totalement démuni devant ces troubles, et la souffrance et l'incompréhension qu'ils engendrent. 
N’attendez pas, il s’agit d’une situation grave et une prise en charge est absolument nécessaire


Essayez d'amener la personne vers des soins

La façon de communiquer avec elle est essentielle : prenez connaissance des conseils ci-contre.
Même si vous êtes vous-même paniqué, excédé, épuisé, essayer avant tout de rester calme, de ne pas hausser le ton.  Il faut lui témoigner de l’empathie en lui demandant ce qui ne va pas sans faire de discours. Si elle tient des propos délirants, ne pas la contredire, mais s'attacher à la rassurer. 
Et ensuite tenter de le convaincre de voir très rapidement un psychiatre, ou de se rendre dans un centre d’accueil de crise, à l’hôpital ou dans une clinique.
Si vous le pouvez, renseignez-vous avant sur tous les dispositifs ou structures d’accueil proches de chez vous et notez les adresses et numéros de téléphone pour ne pas être pris au dépourvu.

Un témoignage de l'intérieur : Dans un article particulièrement éclairant et bien écrit, une personne malade, DANDELION donne de l’intérieur son point de vue sur la façon de gérer une crise psychotique.


 

CONSEILS AUX PROCHES EN CAS DE CRISE
Adaptation libre de " 10 tips for handling a schizophrenia crisis" édité par la  World Fellowship for Schizophrenia and Allied Disorders
http://world-schizophrenia.org/

1. Se rappeler qu'on ne peut pas raisonner une personne en situation de crise psychotique
2.  Savoir que la personne peut être terrifiée par son sentiment de perte de contrôle
3. Ne pas montrer d'irritation ou de colère
4. Ne pas crier
5. Ne pas être critique ou sarcastique
6. Abaisser le niveau sonore autour d'elle (son de la télévision, de la radio, bourdonnements d'appareil  etc)
7. Demander au maximum de personnes de quitter la pièce : moins il y a de monde, mieux c'est
8. Eviter de la regarder dans les yeux en continu 
9. Eviter de la toucher 
10. Asseyez-vous et demander lui également de s'asseoir

En cas d'urgence 

L'appréciation du degré d'urgence n'est pas facile, mais si la situation est intenable, qu'il y a un risque suicidaire ou de mettre d'autres personnes en danger, il faut agir d'urgence.   
 
Les services d'urgence - SAMU 15 – Police 17 - Pompiers 18 , tout comme les psychiatres des CMP ou libéraux et les médecins généralistes refusent le plus souvent de se déplacer pour une urgence psychiatrique.  

La mise en oeuvre d'équipes mobiles de psychiatrie, prévues par le décret le décret n° 2017-1200 du 27 juillet 2017 relatif au projet territorial de santé mentale, nest pas généralisée sur le territoire.
Les équipes mobiles existantes dans certaines villes sont souvent exclusivement dédiées aux personnes à la rue (EMPP : équipe mobile psychiatrie et précarité).
Dans certaines régions, il est possible de trouver des psychiatres ou équipes se déplaçant à domicile et c'est évidemment la meilleure solution. 

Dans les Yvelines, à Plaisir :
Équipe Rapide d’Intervention de Crise (Groupe urgence E.R.I.C.)
30, rue Marc Laurent, 78370 Plaisir
Service E.R.I.C : 01.30.81.87.87
C’est une unité mobile de soins psychiatriques intervenant à domicile pour l'évaluation et la prise en charge des situations de crises.
>> En savoir plus sur le service ERIC

A Lyon, PSYMOBILE
Centre Hospitalier Le Vinatier
BP 30039 - 95 bd Pinel
69678 Bron cedex
Secrétariat : 04 37 91 52 10
Equipe mobile pour les personnes de 18 à 65 ans souffrant de difficultés psychiques réticents à l’offre de soins avec lesquelles une négociation est encore possible et les proches de ces personnes affectés par cette situation.
Télécharger la plaquette

A Marseille, ULICE (équipe mobile en psychiatrie)
Unité locale d‘intervention de crise et d’évaluation
Structure intersectorielle à Marseille du 1er au 12e arrondissement (600.000 habitants)
Hôpital Sainte-Marguerite, Bâtiment Solaris
Tél. : 04 91 74 67 50- 04 91 38 54 60
Contact :

A Argelès et Perpignan
Centre hospitalier spécialisé Léon-Jean Grégory (Thuir) http://www.ch-thuir.fr
Des équipes d’intervention précoce permettant d’intervenir en amont de la crise ou durant la crise. Il en existe une sur Perpignan (ELIOS) et une sur Argeles (EMAP)
E.L.I.O.S. : Equipe de Liaison et d’Orientation en Santé Mentale
16, Boulevard Wilson - 66000 Perpignan 3930 04 68 35 32 78
EMAP : Equipe Mobile Argelès Psychiatrie
Secrétariat 04 68 81 74 81

Pour les adolescents exclusivement
L’Équipe Mobile pour Adolescents (de 12 à 18 ans), à Lille
EPSM Lille-Métropole : http://www.epsm-lille-metropole.fr
Tél. : 06 31 20 73 97 - 06 77 02 37 22

Equipe mobile préadolescents et adolescents à Rennes
Pôle de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent (PHUPEA) du centre hospitalier Guillaume Régnier de Rennes
108 avenue du Général Leclerc
BP 60321 35703 Rennes cedex 7
Tel : 02 99 32 91 76

En l'absence d'équipes mobiles ou de professionnels venant à domicile : 
- Si la personne l'accepte, il faut l'accompagner dans un centre d'accueil et de crise (CAC ou CAP) s'il en existe un à proximité, ou bien au CMP ou aux urgences psychiatrique d'un hôpital de votre secteur géographique. Les cliniques privées n'accueillent généralement pas les urgences . 
>> Pour trouver une adresse , voir l'annuaire de la Fédération Hospitalière de France : 
https://www.hopital.fr/annuaire
>> Pour l'Ile de France, consulter le site du Psycom : 
http://www.psycom.org/Urgences-psychiatriques#qfecdu

- Si la personne refuse et n'est pas en mesure de solliciter des soins, il n'y a d'autres solutions hélas que de la contraindre à se faire soigner. 

Les soins sous contrainte


La loi de La loi du 5 juillet 2011 encadre les soins sous contrainte qui sont une restriction majeure aux droits de la personne.
Elle distingue :

Les SDT : Soins à la demande d’un tiers. Les conditions en sont le besoin de soins immédiats pour la personne, des troubles qui rendent impossible son consentement et deux certificats médicaux circonstanciés datant de moins de 15 jours, avec la possibilité d'un seul en cas d’urgence, où il y a risque grave à l’intégrité du malade.
La nouveauté apportée par la loi de 2011 , par rapport à l'ancienne "HDT" (hospitalisation à la demande d’un tiers) est l'introduction de soins ambulatoires sans consentement. La forme de la contrainte (à l'hôpital ou en ambulatoire) se décide après une période d’observation et de soin initiale de 72 heures en hospitalisation complète, avec un examen somatique complet opéré dans les 24h.
♦ Les SPI : Soins en cas de péril imminent. C'est une nouvelle modalité d’admission en soins sans consentement en l’absence de tiers demandeur. Pour le législateur, il s’agissait d’ouvrir les soins aux personnes isolées et désocialisées, mais l'usage actuel en est beaucoup plus large et génère une augmentation des hospitalisations sous contrainte depuis 2011. Le péril imminent peut être constaté par un seul certificat médical d’un médecin non lié à l’établissement d’accueil, avec les mêmes conditions de fond que les SDT.
Les SDRE : Soins sur décision du représentant de l’Etat. Anciennement "hospitalisation d'office", cette procédure s'applique si les troubles nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou l’ordre public. Deux certificats médicaux à 24 h et à 72 h doivent être établis. A noter que ce rôle possible d’un représentant de l’Etat dans les soins sous contrainte constitue une exception française, qui n'existe pas dans les autres pays.

Dans tous les cas, les soins sous contrainte sont soumis au contrôle du juge :
La loi du 5 juillet 2011 a introduit un contrôle systématique à bref délai des mesures d'hospitalisation sans consentement par le juge des libertés et de la détention et renforcé les droits des patients concernant l’information sur leurs droits et les voies de recours.
Le délai pour le contrôle du juge a été fixé à 12 jours par la loi du 27 septembre 2013.
L’audience se tient par principe dans une salle spécialement aménagée de l’établissement de santé.
L’assistance par un avocat, obligatoire en droit, est peu effective dans les faits et les avocats sont peu formés à cette question, ce qui donne parfois aux débats une tonalité contentieuse sans rapport avec la question des soins.

La schizophrénie fait partie des maladies dites psychiatriques ou mentales ou psychiques.

La schizophrénie trouble de façon variable le cours de la pensée, les sentiments et les émotions tout comme la perception et les comportements. Ses symptômes les plus durables et invalidants sont le repli sur soi, la perte d’intérêt et les difficultés fonctionnelles et cognitives (troubles de l’attention, concentration, planification...) moins connus pourtant que les symptômes aigus comme les délires ou hallucinations. Les formes et l'intensité des troubles schizophréniques sont très variables d'une personne à l'autre et au cours du temps chez une même personne.    

Il s’agit d’un trouble cérébral

La recherche récente sur les fondements biologiques de la schizophrénie a beaucoup fait avancer la compréhension et la thérapie de la maladie. 
Cette pathologie complexe et hétérogène touche près d’1% de la population dans le monde entier et quelles que soient les cultures.
En France, elle concerne 400 000 à 600 000 personnes, tous milieux sociaux confondus.
Mais elle reste encore méconnue du grand public et objet de nombreuses idées reçues.

VRAI/FAUX ?
Réalités et idées reçues


NON
, la schizophrénie n’est pas synonyme d'une double personnalité.
NON, les personnes souffrant de schizophrénie ne sont pas plus violentes que la moyenne.

Lire l'article sur les idées reçues

La schizophrénie touche aussi bien les hommes que les femmes. Les adolescents et les jeunes sont les premiers concernés : les premiers symptômes se déclarent généralement entre 15 et 25 ans ; mais il existe des formes plus précoces chez les enfants et, parfois des formes plus tardives chez les femmes. La maladie est bien souvent diagnostiquée avec un certain retard.

 

Les causes

La schizophrénie n'a pas de cause unique connue, et il est envisagé que les troubles recouvrent en fait plusieurs maladies différentes. Il est donc plus juste de parler des schizophrénies, au pluriel. Comme d'autres pathologies, elle semble due à un ensemble de facteurs qui intéragissent entre eux.

Dans l'état actuel des recherches, la schizophrénie paraît résulter de la combinaison d'une vulnérabilité génétique et de facteurs liés à l'environnement de la personne : infections prénatales ou postnatales, condition de l'accouchement, événements stressants ... 
>> En savoir plus

Symptômes et description de la maladie : la vision médicale

Le discours médical en bref et en vidéo :

Qu'est ce que la schizophrénie ?  
Capture llorca szLe Pr Pierre-Michel Llorca (Fondation Fondamental -Centre Expert Schizophrénie au CHU de Clermont Ferrand, Université d'Auvergne) nous donne à comprendre cette maladie complexe et mystérieuse, loin des idées reçues et des préjugés.

Sur le plan médical, le diagnostic de schizophrénie est posé lorsqu’on observe la présence simultanée de plusieurs symptômes persistant pendant plusieurs mois.

Deux grands manuels diagnostiques de référence au plan international :


Le DSM - Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders - ouvrage de référence publié par l'Association américaine de psychiatrie (American Psychiatric Association ou APA) décrivant et classifiant les troubles mentaux. Voir les critères diagnostiques de la schizophrénie dans le DSM 5  (traduction libre de Psychomedia).
La CIM - Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes publiée par l’Organisation Mondiale de la Santé OMS. Voir les critères de la schizophrénie selon la CIM 10

 

Tous les symptômes suivants ne sont pas forcément présents simultanément. Par ailleurs, dans la majorité des cas, surtout en début de maladie, les personnes ont un "défaut d'insight", c'est à dire qu'elle ne perçoivent pas ou mal leurs symptômes et ne se voient pas comme malades.

Les symptômes dits "positifs" par les psychiatres sont les plus spectaculaires : 
- Idées délirantes, souvent issues d’un sentiment de persécution ou bien de grandeur, qui sont parfois manifestes, mais parfois plus subtiles et insidieuses.  
- Hallucinations : visuelles, olfactives, gustatives ou bien auditives.  Les “voix dans la tête” peuvent être amicales mais souvent, ce sont des voix qui insultent, critiquent, menacent. Le fait d'entendre des voix n'est cependant un symptôme ni nécessaire ni suffisant de la schizophrénie.

>> Lire le point sur l'entente de voix et la schizophrénie

Lorsque ces symptômes positifs sont à bas bruit et que la personne n’extériorise pas directement ce qu’elle vit et ressent, l’entourage peut être alerté par certains signes, comme par exemple  : souffrance qui semble inexprimable,  inversement du rythme veille-sommeil, nervosité et anxiété extrêmes, rires ou sourires immotivés, méfiance et irritabilité anormales vis-à-vis de l’entourage ou l'extérieur, crainte des écrans (ordinateur, télévision, portables… ), rigidité dans les gestes et le regard.    
Ces symptômes sont la source d'une souffrance intense pour la personne concernée.

 

Bulles symptmes

Les symptômes dits “négatifs” par les psychiatres sont plus silencieux et plus proches, pour un public non averti, de symptômes dépressifs voire autistiques.
- Repli sur soi, amoindrissement des relations sociales et affectives. 
- Réactions émotionnelles atténuées ou bien décalées, qui peuvent susciter l’incompréhension chez les proches.
- Perte d’intérêt pour ce qui était apprécié auparavant, remise au lendemain des tâches à accomplir,  journées qui se succèdent sans activité apparente, "laisser-aller" qui peut concerner aussi l'hygiène personnelle.   L'ensemble de ces symptômes donne le sentiment, pour reprendre l’expression ancienne du psychiatre Eugène Minkowski d’une "perte de l’élan vital".

Les symptômes "fonctionnels" peuvent se traduire par des phrases peu cohérentes, l'utilisation de termes étranges, des comportements désorganisés ou excentriques.
Mais de façon moins exceptionnelle, il s'agit de difficultés à planifier une action, à concevoir des projets, à être attentif, et à se concentrer, à communiquer, à travailler ou avoir des loisirs sur une durée soutenue. Il ne s’agit pas d’un déficit intellectuel mais d’un déficit « organisationnel » plus compliqué à appréhender, qui rend toute activité quotidienne telle que lire, suivre une conversation, monter un escalier… plus complexe et génératrice de fatigue.

Ce sont les symptômes négatifs et ces difficultés d'ordre cognitif qui affectent le plus la vie des personnes même lorsqu’elles sont psychiquement bien stabilisées. S'il n'en est pas correctement informé, l'entourage peut mettre à tort ces symptômes sur le compte de la paresse ou de la mauvaise volonté.

Lorsque tous ces symptômes sont visibles, c’est que la maladie est déjà présente.
>> Voir la rubrique Que faire ?

Si vous notez ou soupçonnez certains symptômes, même partiels et atténués, consultez la rubrique "Premiers signes".

POUR EN SAVOIR PLUS :

Le Psycom : une information grand public

Psycom brochure couvLe Psycom est un organisme public d'information, de formation et de lutte contre la stigmatisation en santé mentale.
Il aide à mieux comprendre les troubles psychiques, leurs traitements et l’organisation des soins psychiatriques.
Ses brochures d'information s’adressent à toute personne concernée par les questions de santé mentale (patients, proches, professionnels de santé, du social, du médico-social, de l’éducatif, de la justice, élus, journalistes, etc). 
 
Capture INSERMl'Institut national de la santé et de la recherche médicale est un établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle du ministère de la Santé et du ministère de la Recherche. C'est le seul organisme public de recherche français entièrement dédié à la santé humaine.
Son département "Neurosciences, sciences cognitives, neurologie,  psychiatrie" rassemble tous les domaines scientifiques et médicaux ayant trait au système nerveux central et périphérique.
 

La schizophrénie vue par ceux qui la vivent

• La maladie vue de l'intérieur : témoignages de personnes atteintes


De plus en plus de personnes vivant avec une schizophrénie s'expriment. Pour rendre compte de leur expérience singulière, de la souffrance qu'elles peuvent endurer , mais aussi témoigner qu'à l'instar d'autres maladies chroniques, la schizophrénie n'empêche pas de vivre et de travailler.  

Les voix - Une minute dans ma tête

Capture Guillaume voix
Guillaume a fait cet enregistrement pour que ses proches entendent ce qu'il avait dans la tête il y a quelques années. A l'époque, c'était à longueur de journée, mais aujourd'hui c'est plus rare et les voix sont différentes. 

Blog Schizo

Capture Blog schizo
"Si en visitant ce blog, quelques personnes abandonnent leurs préjugés et comprennent un peu mieux cette maladie et la souffrance qui l’entoure, alors je ne l’aurai pas fait pour rien." 

Elyn Saks- Conférence TED

Elyn Saks
Elyn Saks est américaine et professeur d'Université. Schizophrène, elle a décrit son expérience dans un récit autobiographique "The Center Cannot Hold" publié en 2007. Elle plaide pour davantage de compassion à l'égard des personnes souffrant de maladies mentales et rappelle qu'une maladie, quelle qu'elle soit, ne définit jamais un individu. 

Florent Babillotte- Le Rendez-vous santé LCI

Florent babillotte
Invité avec le Dr Guillaume Fond, Florent Babillote témoigne de son parcours, raconté dans son livre "Obscure Clarté" : dix ans de progression de la maladie et de bouffées délirantes, avant dêtre diagnostiqué à 24 ans et d'entamer ensuite un rétablissement qui l'a conduit à devenir aide-soignant en psychiatrie.   

• La maladie vue de l'extérieur : témoignages de proches


La schizophrénie bouleverse aussi les parents, frères et soeurs, famille et amis.  Leurs témoignages restent rares et confidentiels, pour exprimer la difficulté d'affronter la maladie d'un proche, mais aussi  parfois, celle à communiquer avec les psychiatres. 

L'avis de Véronique
Vronique"Pour les personnes concernées et leurs familles, le discours médical, issu des livres de psychiatrie, est souvent inadapté. Typiquement l’expression « symptômes positifs » pour parler des délires ou des hallucinations est en première approche comprise littéralement, alors même qu’elle pourraient être remplacée par « symptômes productifs » ce qu’il sont ….

Mais qui s’est préoccupé un jour de remanier le « jargon » afin de le rendre accessible ? et moins violent ? Le langage est pourtant le vecteur principal sinon unique de restauration du lien. 

L'avis de Jean
pre proche"Les informations données sur la maladie sont déséquilibrées et trop focalisées sur les délires, toujours cités en premier. Le premier psychiatre attribuait les bouffées délirantes de notre fils au cannabis, l'abandon de ses études à ses délires et l'ensemble à un conflit avec nous, ses parents. Fort de cette certitude, il n'a rien fait et l'état de notre fils s'est dégradé. 

Avec le recul, les symptômes négatifs et les troubles cognitifs, étaient pourtant bien présents depuis plusieurs  années et si nous avions pu les identifier en tant que signes d'une schizophrénie, cela nous aurait permis d'avoir un diagnostic et une prise en charge adaptée beaucoup plus tôt. Certains psychiatres ignorent visiblement l'existence de ces troubles cognitifs dans la schizophrénie."

Emmanuel Faber - DG de Danone

Capture Emmanuel Faber
Devant les nouveaux diplômés d'HEC, Emmanuel Faber évoque la schizophrénie de son frère aujourd'hui décédé. Il est encore rare en France que des personnalités confrontées à la schizophrénie d'un proche aient le courage de lever le tabou et d'en parler publiquement. 

Polyphonie de la psychiatrie (Suisse)

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La souffrance des proches est peu prise en considération. Témoignage d'une fille dont la mère souffrait d'une maladie psychique, qui explique à quel point la prise en charge des enfants est problématique et le comportement de la psychiatre qui suivait sa mère fut "monstrueux". 

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