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Collectif Schizophrénies
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Carr thme ce que ma apport

Delphin

J'ai surtout appris une chose, c'est l'humilité ...

Stéphane

La schizophrénie m'a apporté la connaissance de moi-même ...

fleur orange

Caroline

La maladie m'a apporté une véritable ouverture d'esprit...

« Je peux dire que la maladie m'a apporté une véritable ouverture d'esprit. Être concernée par un trouble psychique et avoir été hospitalisée plusieurs fois en service psychiatrique m'a permis de mieux comprendre la vie, et les autres.

La maladie et tout particulièrement mes angoisses m'ont apporté une certaine créativité. Cette créativité malheureusement semble avoir disparu depuis que je suis sous traitement. Angoissée, j'écrivais beaucoup dans des journaux intimes. Lorsque je relis ces carnets je peux avoir un aperçu de mes périodes de crise. Parfois malheureusement c'est illisible, à mon grand regret. »

Florent

La maladie m'a apporté plus d'ouverture sur les autres ...


Carr premire crise

fleur roseJoséphine

Nous ne pouvions ni la raisonner, ni la rassurer...

« Elle a eu sa première crise psychotique, sans doute à la suite d'un stress dû aux examens. C’était très impressionnant, nous ne pouvions pas l’approcher, ni la raisonner, ni la rassurer. Elle nous demandait : « Est-ce qu’on peut choisir sa mort ? » Elle devait être terrorisée. Ne pouvant agir et pour la protéger, nous avons appelé le Samu et les médecins ont décidé de l’hospitaliser. Cela a été très violent. »

rose tige

 Caroline

Je me croyais dans un rêve, c'était très troublant et difficilement supportable...

"Quelques semaines après ma sortie de l'hôpital, je suis partie en Espagne en tant que fille au pair. Au bout de quelques semaines, ma compagne la paranoïa est revenue, la dépression aussi. Mais je n'osais pas demander à rentrer chez moi. Alors, je suis restée comme ça, la peur au ventre qui s'intensifiait chaque jour. Jusqu'au drame. Un drame qui eut des répercussions irréversibles sur ma personne. La mort de mon père. Et là j'ai fait ce qu'on appelle une bouffée délirante. Elle fut très visible dès mon retour en France mais le délire avait commencé à s'immiscer dans mon esprit lorsque j'étais en Espagne.
Pour faire simple, je me croyais dans un rêve, j'avais des doutes concernant ce qui était réel ou ce qui sortait de mon imagination. C'était très troublant et difficilement supportable, toujours à me questionner. La réalité n'était plus ma réalité. J'étais prête à tout pour revenir dans ma réalité c'est à dire mourir. J'étais convaincue par cette idée que je n'étais pas dans le bon monde. Après l'enterrement de mon père je fus une nouvelle fois internée. La mort de mon père fut alors, je pense, comme un catalyseur de la maladie."

RonceGilles

Je pensais que c'était la réalité, je cherchais quelque chose de rationnel ...

« J'entendais des voix. Je pensais que c'était la réalité, je cherchais quelque chose de rationnel en pensant que quelqu'un avait caché des micros et des émetteurs dans ma veste, dans les murs de mon appartement. La crise est venue progressivement. Au bout de cinq nuits sans dormir, je me suis rendu aux urgences en leur demandant de regarder s'il n’y avait pas un micro-émetteur dans mes oreilles. » 

Souci

Charlotte

Je délirais de plus en plus jusqu'à arrêter de manger et rester allitée...

« J’étais à Tahiti pour les études, j'avais 23 ans et je me suis isolée peu à peu sur une durée d’un mois environ. Je suis végétarienne et ça m’a valu d’être moquée et mise à l’écart. J’allais tous les jours nager seule car je n’avais pas réussi à avoir un stage pour finaliser mon master. J’ai sombré dans l’isolement et je délirais de plus en plus jusqu’à arrêter de manger et rester alitée. Malgré les voix que j'entendais, les médecins n’ont pas émis de diagnostic et ont parlé d’un évènement isolé, puis d’une rechute. » 


Carr pourquoi

Stéphane

Faire passer un message optimiste sur la schizophrénie...

crocusFlorent

Voir plus loin et se dire : « tu vas t’en sortir » ...

« Si j’avais un message à faire passer, ce serait que rien n’est impossible même si tout est fragile. Quand on est au fond du trou, il faut avoir la confiance du doute. On ne va pas être bien, on va être dépressif mais même là, il faut voir plus loin et se dire : « tu vas t’en sortir ». Quand j’étais interné, je me répétais sans arrêt cette phrase pour la faire mienne, y croire et, déjà, être dans l’action. »

Tulipe noireIsabelle

J'ai constaté les limites de la psychiatrie ...

« Je pense, depuis toujours, qu’à tout problème il y a une solution. Si un médecin ou un psychiatre n’a pas de solution, c’est qu’il ne l’a pas encore trouvé. Quand j’ai constaté les limites de la psychiatrie, je suis allé chercher d’autres voies tout en tenant compte de l’avis des psychiatres, évidemment… Avec la psychologie, le bouddhisme, les magnétiseurs, la médecine traditionnelle. Petit à petit, je m’en suis sortie complètement. Je dirais qu’il faut cultiver une force intérieure de se dire : « je n’ai pas encore trouvé mais il y a une solution à tous les problèmes, il faut que je travaille sur moi et trouver les bonnes personnes pour m’aider à faire ce travail et guérir ». »

RonceGilles

Il faut en parler pour que les gens sachent ce que c’est ...

« Je trouve dommage que dans les médias, à chaque fois qu’on parle d’un schizophrène, il s’agit d’une situation un peu extrême alors que je ne crois pas que les schizophrènes soient plus violents que l’ensemble de la population. Il faut en parler pour que les gens sachent ce que c’est. Les gens pensent qu’il s’agit de dédoublement de personnalité alors que ce n’est pas le cas. Cela ne me pose pas de problème d’en parler ni publiquement ni avec mes amis. »

Bastien

Dire aux autres que ça fait du bien d'en parler ...

Delphin

J'ai envie d'aider les gens ...
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