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Collectif Schizophrénies
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De nombreux ouvrages, contribuant à faire évoluer le regard sur les troubles psychiques les mentalités, sont publiés en France et nous souhaitons en faire la promotion active.  L’heure est à la libération de la parole, et le livre est l’un des supports de cette évolution : on assiste, en effet, à l’émergence de nombreux témoignages de personnes vivant avec la schizophrénie portant sur leur rétablissement, et de professionnels de santé qui l’inscrivent au cœur de leur pratique.
En voici une sélection non exhaustive.    
Auteurs salon

La schizophrénie vue de l'intérieur

Polo Tonka- Dialogue avec moi-même

Odile Jacob

 

« Lorsque je croupissais chez moi, torturé et anéanti par une maladie dont si peu soupçonnent l’horreur et l’étrangeté, je me disais : un jour, j’écrirai un livre sur ce que j’ai traversé, pour dire au monde l’atrocité de cette guerre de l’intime. Préfacé par le professeur émérite en psychiatrie Philippe Jeammet : « Ce livre constitue à mes yeux un des plus forts documents cliniques que j’aie pu lire. Il illustre ce fait, encore trop largement méconnu, parfois même parmi les psychiatres, que la schizophrénie, et plus largement la folie, n’est pas une essence, pas plus qu’une structure, mais plus prosaïquement une maladie ».Par un bonheur que je m’explique encore mal, ce moment est enfin venu. »

Dialogue avec moi mme

Stéphane Cognon - Je reviens d’un long voyage

Editeur Frison Roche

 « À 48 ans, j'ai éprouvé le besoin d'écrire sur ce qui m'était arrivé à l'âge de 20 ans.

Je n'ai rien oublié de cette période, et désormais je peux en parler avec suffisamment de recul. En partageant mon histoire, mes rencontres, mes réflexions, j'aimerais vous proposer un autre regard sur la maladie psychique. Un témoignage optimiste sur mon voyage initiatique. »

Stéphane nous parle de son livre
 

 

Je reviens dun long voyage

Arnhild Lauveng - Demain j'étais folle

Ed. Autrement

Les ombres s’épaississent, le trottoir est devenu trop haut, le Capitaine hurle de ne plus manger, de ne plus dormir et de s’infliger des coups…Il faudrait fuir, mais le couloir derrière la porte est jonché de crocodiles. Arnhild a quinze ans, et chaque jour est une torture. Avec la plus grande sobriété, elle raconte les premiers signes de la maladie, la terreur, les parents et les amis qui s’affolent, l’hospitalisation et la lente rémission.

Une préface du psychiatre Christophe André complète l’ouvrage. « L’humanité, écrit-il, persiste toujours sous la maladie. (…) Même lorsqu’on délire, même lorsqu’on sent son être partir dans tous les sens, même lorsqu’on se voit faire n’importe quoi, qu’on entend des voix, même dans ces moments, on reste infiniment sensible à toute forme de douceur, de gentillesse, d’écoute, de bienveillance, de confiance. » 

Aujourd’hui, A. Lauveng est devenue psychologue.
A Lauveng

Florent Babilotte - Obscure Clarté

Laïus éditions

« Une voix étrange sort de la nuit comme pour me guider. Des cris terrifiés résonnent dans le silence. Mon angoisse m’étouffe, je veux me sauver et retrouver ma chambre. Quelqu’un crie et m’appelle sans répit. Je ne le connais pas mais lui me connaît. Si j’avais su, je n’aurais jamais quitté mon lit. La maladie est venue me voir ce soir d’hiver… Elle ne me lâchera plus. Le combat est constant mais inégal »


La pathologie de Florent, étudiant en droit, grandira dans son esprit sans qu’il ne comprenne ce qui lui arrive, jusqu’au jour où, pris d’une bouffée délirante, des voix étranges prendront possession de son esprit. Témoignage sur la maladie « vue de l'intérieur », l'ouvrage fait pénétrer dans les infractuosités d'une pensée tourmentée qui se (re)construit dans le dire, l'écrire. Il faut, en quelque sorte, « nommer la chose » pour tourner la page, Florent Babillote le fera de façon plus singulière encore. Après avoir achevé son autobiographie, Florent est devenu aide-soignant dans l’unité psychiatrique où il avait lui-même été hospitalisé.

Obscure clarte schizophrenia

Fabien Pioc et Léanne - La montagne escarpée

Bande dessinée - Dessinateur PIOC, auteur Léanne, GRRR …ART éditions


C’est sous forme de BD « une aventure intérieure, une découverte de soi, un périple en terres hostiles ». Un ouvrage dessiné pour comprendre de l’intérieur les premiers signes de la schizophrénie, jusqu’au choc du diagnostic, puis le difficile chemin parcouru vers le rétablissement. Léanne est l'auteur de cette BD dessinée par Pioc.

La montagne escarpee

Philippe Cado - L'enfant de la télé ; abécédaire d'une schizophrénie

Ed. Jacques Flament

Les vingt-cinq entrées de cet Abécédaire sont le fruit de longues conversations avec un ami évoluant dans ce qu’il nomme lui-même un univers de signes.

Un délire, auquel rien ne semble pouvoir mettre fin, le maintient en effet dans cette perpétuelle illusion.

 

Le jour où je me suis pris pour Stendhal   

Editeur Eyrolles
 

Philippe Cado est professeur dans un lycée lorsque s'insinue en lui une idée folle : révolutionner l'Éducation Nationale en prenant modèle sur Stendhal.

Il fait ici le récit haletant de cette bouffée délirante qui le conduira jusqu'à l'hôpital psychiatrique et évoque sa lutte au quotidien contre la schizophrénie, cette maladie avec laquelle il a appris à vivre.

lenfant de la tl
Le jour ou je me suis pris pour Stendhal

Matthieu de Vilmorin - Les lunatiques, mon séjour chez les fous

Editions Bayard


Matthieu de Vimorin est président de l'association Schizo Oui.
Son récit, construit en courts chapitres, porte un regard grave mais plein d'humour et de fraternité sur ces hommes et de ses femmes qu'on appelle « fous ».

Les lunatiques

Philippe Collinet - Le Bouddha Schizophrène

Edilivre

« Ce livre raconte mon histoire vécue : un combat sur soi-même par la pensée. C'est un témoignage d'une recherche de la paix intérieure depuis le commencement des difficultés jusqu'à la découverte du bonheur… »
Depuis le début de ses problèmes à l'adolescence, Philippe (qui habite en Belgique), a commencé à courir le marathon, puis le 100 km, puis le triathlon Ironman complet jusqu'à être décoré. Il a par ailleurs réussi un master et exerce comme kinésithérapeute.
>> En savoir plus
 

Le bouddha schizophrene

Sophie Chrizen - L'étrange univers du schizophrène

Les Chemins du Hasard 

Sophie Chrizen est l’anagramme de schizophrénie. Elle souffre de schizophrénie depuis ses 17 ans et dans son roman elle met en scène un personnage de roman qui va se croire tour à tour la malade et la soignante ainsi que leur étrange dialogue, d’où sortira sa guérison. Elle y exprime sa vision de sa maladie et les vingt ans qu’elle a mis à se rétablir.

Pour télécharger le livre : c’est ici.

Sophie a été interviewée en janvier 2019 par Nice Matin : lire l'article

L etrange univers du schizophrene

*** Autres livres conseillés ***

 

je suis une personneMarie-Luce Quintal.. 
 Je suis une personne, pas une maladie ! 
Performance Edition 

A WolfersAnne Wolfers
(Dessins) A l'ouest
Editions Esperluète

AlexysAlexys Guillon
Le défi intérieur
Ed Schiz-Osent-Etre

 

La schizophrénie vue par les proches

Un hrosFélicité Herzog
Un héros
Grasset 

P BonnetPiedad Bonnet
 Ce qui n’a pas de nom  
Éditions Métailié  

Max et liliDominique de Saint Mars 
 Livre écrit pour les enfants 
A télécharger

Livres et ouvrages de professionnels et de chercheurs

Dr Guillaume Fond - Devenez la meilleure version de vous-même en trois étapes,

Collection Savoir pour guérir, Réponse Psy

"Je veux changer mais je n'y arrive pas"... Psychiatre, chercheur, ancien coordinateur du réseau des Centres Experts Schizophrénie de la Fondation FondaMental, le Dr Guillaume Fond, recense dans ce manuel toutes les techniques validées pour réussir le changement, au jour le jour et par étapes pour optimiser ses chances de réussite.
G. Fond devenez la meileure version

Emmanuelle Jouet - Pour des usagers de la psychiatrie acteurs de leur propre vie.

ERES


Emmanuelle Jouet, chargée de recherche au Laboratoire de recherche EPS Maison Blanche, présente dans cet ouvrage co-écrit avec Tim Greacen, les trois notions de rétablissement, d'inclusion sociale et d'empowerment, en les illustrant par de multiples expériences conduites dans divers pays. 

Emmanuelle Jouet Pour des usageers

*** Autres livres de professionnels ***

 

X Amador Dr Xavier Amador
Comment faire accepter son traitement au malade
Retz

M KoenigMarie Koenig
Le rétablissement dans la schizophrénie 
PUF  

A PelissoloPr Antoine Pélissolo
Retrouver l’espoir 
Editions Odile Jaccob

j Favrod Jérome Favrod
Se rétablir de la schizophrénie 
Editeur : Elsevier Masson

O GrossOlivia Gross
L'engagement des patients ...
Editeur : Doin

AV Rousselet Anne-Victoire Rousselet
Mieux vivre avec la schizophrénie
Dunod 

JL RoelandtJL Roelandt, B. Staedel
L’expérimentation des médiateurs..
Éditeur : Doin

N Barre Trochery 1Nicolas Barré Trochery
Accompagner le rétablissement ...
Ed.Chroniques sociales

photo Anne Marie petite
Anne-Marie est une adhérente-usagère d’un Groupe d’Entraide Mutuelle créé par l’association Espoir 54, implantée à Nancy. Elle raconte comment le GEM lui permet de vivre mieux grâce aux autres.

Interview réalisée par Jean-Bernard Gallois en novembre 2017.




Que vous apporte le GEM au quotidien ?

Il m’apporte la confiance en moi et puis aussi l’aide aux autres et une deuxième famille. Quand on a quelques soucis, ils font aussi l’intermédiaire entre le psychiatre, l’hôpital et nous. Quand un problème se produit, on ne sait pas comment s’y prendre par rapport la maladie ils nous aident sur la manière de faire. Je fais plusieurs ateliers comme la cuisine, le théâtre, la chorale, le ping-pong et d’autres choses.
J’apprécie d’aller au GEM car il me permet de rencontrer d’autres personnes avec lesquelles je m’entends bien. Les gens peuvent se confier à moi, ils ont confiance et c’est important car je me sens bien lorsque je suis ici.

Avez-vous retravaillé entre vos hospitalisations ?

Oui, j’ai retravaillé à temps partiel car j’étais en mi-temps thérapeutique puis j’ai été reconnue comme handicapée qui me donnait le droit de travailler à mi-temps. Mais vu mon état de santé, je ne supportais pas la pression mais, malheureusement, le patron voyait en nous, les handicapés qui travaillent, qu’ils n’ont pas à payer de charge et ils nous mettent la pression comme les autres salariés.

photo Aline petite
Aline est adhérente-usagère d’un Groupe d’Entraide Mutuelle créé par l’association Espoir 54, implantée à Nancy. Elle explique qu’elle a dû se résigner au fait de ne plus pouvoir travailler et dit que le GEM est indispensable à sa vie quotidienne.

Interview réalisée par Jean-Bernard Gallois en novembre 2017.


Que vous apporte le GEM au quotidien ?

C’est ma vie, c’est ma renaissance, c’est le sens de ma vie. Sachant que je ne peux plus travailler, que je suis dans l’incapacité de me rendre utile, quand je viens au GEM, et j’ai besoin de venir tous les jours, parce que je suis dans un cadre de partage avec mes pairs, d’entraide. Les gens aiment beaucoup se confier à moi, cela me valorise et me fait du bien de pouvoir aider mon prochain. Il y a toujours un partage, cette entraide, les activités, la chorale et l’atelier marche que je fais me procurent du plaisir. Alors que, lorsqu’on est dans la maladie, on a beaucoup de mal avec la notion de plaisir, elle disparaît tout d’un coup. Ca m’aide beaucoup, même hors atelier, activité, je viens ici, j’apporte ma nourriture à midi, je partage le repas avec les autres. C’est vraiment ma deuxième famille.

Qu’aimeriez-vous entendre des professionnels pour qu’ils vous aident dans votre relation avec vos proches ?

Ce que j’apprécie vraiment des professionnels, c’est d’être à notre écoute et de pouvoir nous aider à les aider, que ce soit moi ou mes pairs. C’est vrai que lorsqu’on est dans le rétablissement, qui s’apparente pour moi à la stabilisation, on peut plus prendre du recul. Et là, on peut aider le professionnel du soin ou l’animateur à nous aider de façon cohérente et pertinente, ce qu’on ne peut pas faire lorsqu’on est en crise.

Avez-vous repris le travail entre vos hospitalisations ?

Oui, j’ai travaillé en temps que travailleur handicapé, à mi-temps et dans une entreprise protégée donc financée par le Conseil départemental. Sur les six ans, j’ai été deux fois en arrêt maladie pour finalement être licenciée pour inaptitude au poste de travail car j’étais quelqu’un de compétente, objectivement parlant mais très perfectionniste. Et ce perfectionnisme me jouait des tours dans la mesure où la pression que je me mettais était si grande que lorsqu’on me donnait un temps de travail limité en ajoutant : « et attention, il doit être bien fait, je paniquais, je perdais mes moyens ».
C’était la pression de trop même si, objectivement, ce n’était pas grand chose. Et je finissais par rendre quelque chose dont je n’étais pas satisfaite. C’était pour moi un échec personnel et cela m’entretenait dans une dévalorisation de moi-même et une dépression que je ne pouvais plus gérer. Pour avoir droit aux subventions, les salariés devaient être plus autonomes, les exigences augmentaient. J’ai très mal vécu cela pour devoir de résigner au fait que je ne pouvais pas travailler.
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